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Bourse
By Alpian10 août 2026

Le marché en un coup d'œil : Tout le monde veut régner sur le monde

L'été berce généralement les marchés mondiaux dans un rythme calme et prévisible, mais ce mois de juillet a été tout sauf reposant. Entre les grandes manœuvres géopolitiques dans le détroit d'Ormuz et la course effrénée à la suprématie de l'IA, on a l'impression que tout le monde veut gouverner la planète.

Dans ce numéro, nous analysons comment les marchés actions parviennent à faire fi des tensions géopolitiques pour poursuivre leur progression, alors que les marchés obligataires affrontent la tempête de la hausse des prix du pétrole et les transitions au sein des banques centrales. Enfin, découvrez comment nos portefeuilles équilibrés ont su naviguer dans ce contexte en pleine mutation pour atteindre un rendement net de +3.12% jusqu'au 31 juillet 2026, surpassant notre benchmark.

Bonne lecture.

Le marché en un coup d'œil: Tout le monde veut régner sur le monde

Chanson du mois : “Everybody wants to rule the world” de Tears for Fears

L'été bat son plein. Les e-mails reçoivent pour toute réponse des messages d'absence plus ou moins drôles, et les marchés glissent habituellement dans la traditionnelle torpeur estivale. Tout le monde se tient bien, marchés compris.

Pas vraiment cette année. De la Coupe du monde de football à des sujets autrement plus graves comme la guerre en Iran, des délégations du monde entier ont passé le mois de juillet à se disputer le leadership des prochaines années. L'Espagne a tranché la question sur le terrain. Autour du détroit d'Ormuz, personne n'est proche d'une résolution, et les marchés l'ont ressenti.

Points clés:

  • Le détroit d'Ormuz, que tout le monde veut contrôler

  • Les marchés actions ont fait fi des tensions et poursuivi leur ascension, portés par un enthousiasme durable pour l'IA, une autre course que quelques acteurs entendent remporter haut la main

  • Partout ailleurs, des obligations aux matières premières en passant par les actifs numériques, la volatilité s'est de nouveau invitée dans le tableau

Ce qui s'est passé sur les marchés actions

Les marchés actions ont terminé le mois de juillet globalement stables. Aux États-Unis, les indices ont poursuivi leur progression, portés par l'engouement persistant pour l'intelligence artificielle. La prudence reste toutefois de mise : les valorisations du secteur technologique sont désormais très élevées et, historiquement, de tels niveaux ont pesé sur les rendements futurs.

Un schéma similaire s'est dessiné en Europe et en Asie, où les tendances inflationnistes ont assombri le tableau. L'instabilité au Moyen-Orient, combinée à une saison des résultats très attendue, a provoqué un léger repli en milieu de mois. Se donner la main pendant que tout s'effondre autour de soi : voilà qui résume bien l'ambiance.

Ce qui s'est passé sur les marchés des obligations

Le marché obligataire a traversé le mois de juillet le regard rivé sur l'horizon, tandis que les secousses géopolitiques au Moyen-Orient se transformaient en réalités macroéconomiques tenaces. La flambée de 26% des prix du pétrole au cours du mois a ravivé les craintes d'une deuxième vague d'inflation liée à l'énergie et a poussé les rendements des bons du Trésor américain régulièrement à la hausse. Le taux à 10 ans a atteint un sommet de 18 mois à 4.71%, bien loin des niveaux plus sereins du printemps.

Le 29 juillet, le nouveau président de la Fed a maintenu les taux d'intérêt inchangés, conservant la fourchette cible des fonds fédéraux entre 3.50% et 3.75%.

De l'autre côté de l'Atlantique, la Banque centrale européenne a opté pour la prudence. Après avoir agi de manière préventive en juin avec une hausse de 25 points de base face précisément à ces risques énergétiques, le Conseil des gouverneurs a maintenu son taux directeur à 2.25% le 23 juillet. Francfort reste résolument en mode observation, refusant de s'engager sur une trajectoire de taux prédéfinie tant qu'il n'est pas clair dans quelle mesure la flambée pétrolière se diffusera dans l'inflation sous-jacente.

Pour les investisseurs obligataires, le message est limpide : l'ère de l'inertie monétaire est révolue et la volatilité est bel et bien de retour.

Ce qui s'est passé sur les marchés des matières premières, des devises et des actifs numériques

La course mondiale pour dominer la planète, ou du moins le détroit d'Ormuz, a laissé son empreinte sur les prix des matières premières. La reprise des hostilités entre l'Iran et les États-Unis a fait voler en éclats le protocole d'accord signé par les deux parties le 17 juin, devenant l'un des principaux moteurs de volatilité sur les marchés financiers. Après plusieurs semaines d'accalmie et de pourparlers annoncés sur le libre passage dans le détroit, frappes, représailles et menaces réciproques ont ravivé les inquiétudes des investisseurs. Une question plane au-dessus de tout le reste : si le détroit rouvrait sous forme de passage à péage, les implications économiques et politiques seraient considérables, et d'autres États bordant des détroits et canaux stratégiques pourraient bien s'en inspirer.

Les cryptomonnaies, de leur côté, ont connu un mois positif. Le Bitcoin a grimpé et la plupart des altcoins ont suivi. Cette dynamique semble portée non seulement par l'optimisme autour de l'IA, qui déborde des marchés actions, mais aussi par un mouvement de repli vers des actifs perçus comme des valeurs refuges de la part d'investisseurs méfiants face au risque d'éclatement d'une bulle.


Tout le monde veut dominer le monde, et les marchés sont entraînés dans cette course. On peut parfois avoir l'impression de n'être que de simples spectateurs. Mais c'est précisément ce qui nous rappelle l'importance de continuer à adapter nos portefeuilles et nos stratégies, en fonction de nos besoins personnels autant que des événements macroéconomiques mondiaux. Rien ne dure éternellement, et même les conflits les plus graves finissent par se résoudre.


Alpian: La performance de nos portefeuilles : +3.12% YTD

Les marchés ont traversé un premier semestre 2026 difficile, oscillant entre la peur de pertes en capital et le coût d'opportunité de rester en retrait.

Dans un monde où tout le monde veut régner, gérer son patrimoine peut ressembler à un exercice d'équilibriste. Les sept premiers mois de 2026 ont mis à l'épreuve même les investisseurs les plus aguerris, tiraillés entre la crainte de chutes soudaines et l'angoisse persistante de manquer le rallye de l'IA.

Malgré tout, nos portefeuilles en gestion active ont tenu le cap. Sur la période allant du 1er janvier au 31 juillet 2026, les portefeuilles discrétionnaires équilibrés d'Alpian ont généré un rendement net moyen de +3.12%, surperformant légèrement notre indice de référence, le Performance Watcher Mid-Risk Index, qui s'établissait à +2.91%.*

Cette surperformance s'est accompagnée d'une volatilité légèrement supérieure : 7.52% pour Alpian contre 6.40% pour l'indice de référence.

Construire une stratégie financière, ce n'est pas courir après les tendances du moment. C'est concevoir une architecture robuste et personnelle, capable de résister à l'épreuve du temps.

Vous avez des questions sur les investissements ? Nos conseillers en gestion de patrimoine sont là pour vous aider.

*Performance du portefeuille équilibré Alpian comparée à l'indice PW Mid-Risk (du 31 décembre 2025 au 31 juillet 2026). La performance moyenne des banques suisses pour une stratégie équilibrée est représentée par le Performance Watcher Mid-Risk Index. Pour Alpian, nous affichons la performance moyenne de l'ensemble des portefeuilles discrétionnaires suivant une stratégie équilibrée (allocation en actions comprise entre 40 et 60%). Tous les chiffres de performance reflètent le rendement agrégé pondéré dans le temps, net de frais, pour l'ensemble des clients Alpian ayant une stratégie équilibrée. Les résultats individuels peuvent varier en fonction de facteurs tels que le moment de l'investissement et les choix de stratégie spécifiques. Les performances passées ne préjugent pas des résultats futurs. Le contenu de cette publication est fourni à titre informatif uniquement et ne doit pas être interprété comme un conseil juridique, fiscal, d'investissement, financier ou autre conseil professionnel.

La performance doit toujours être évaluée conjointement avec le risque. Performance Watcher ajuste les rendements en fonction de la volatilité et compare la performance ajustée du risque ainsi obtenue avec celle de l'indice de référence.

Les investissements comportent des risques, y compris la perte éventuelle du capital investi. La valeur des investissements peut fluctuer et il n'existe aucune garantie de réaliser des bénéfices ou d'éviter des pertes. La diversification ne garantit pas un profit et ne protège pas contre une perte. Les investisseurs potentiels devraient consulter un conseiller financier qualifié avant de prendre toute décision d'investissement. Veuillez lire l'intégralité des avertissements sur les risques et les autres documents pertinents sur notre site internet avant d'investir.

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